Thinkovery : le pure player qui fait bouger vos neurones

Thinkovery  page web
Thinkovery page web

Au départ, Thinkovery est un site internet consacré aux derniers résultats de la recherche. Il s’intéresse également aux innovations et aux changements de la société. Il propose des articles mais aussi des vidéos. Ces contenus synthétiques dévoilent des discours d’experts qui maîtrisent les sujets sur lesquels ils sont interrogés. Elles rendent leurs paroles plus accessibles. Elles répondent aux règles du web 2.0. Présentant des infographies elles savent retenir notre attention et nous aide à mémoriser les savoirs ainsi partagés. Cette structure favorise l’apprentissage. Grâce à leur concision, le lecteur est capable de se les approprier d’une manière intelligible. Cette démarche a pour but d’attirer un nouveau public vers la science et vers la recherche. Après tout, ces avancements nous concernent tous. Il nous permet d’avoir d’accès à des savoirs auxquels il n’est pas toujours pratique d’accéder. Ce partage repose sur une volonté pédagogique. La mise en page de cette interface paraît agréable et facilite la lecture des sujets. Elle nous donne envie de cliquer. Le seul hic de ce site se trouve dans le fait qu’il faille payer pour visionner ses vidéos. L’abonnement n’est pas onéreux mais prouve que pour pouvoir consulter du savoir de qualité, il faut être prêt à mettre la main au portefeuille.

couverture du 1er numéro du trimestriel  Thinkovery paru en octobre  2014
couverture du 1er numéro du trimestriel Thinkovery paru en octobre 2014

Outre cette interface numérique Thinkovery s’est lancé dans l’aventure papier. Le premier numéro trimestriel est vendu dans les kiosques depuis le mois d’octobre 2014. Cette revue compte 150 pages. Elle est illustrée par des photographes et des graphistes. Tous les talents se rencontrent sur Thinkover . L’économie, la géopolitique, la société, la santé, la science et l’environnement n’échappe pas à la rédaction. Plus qu’une revue, cette formule ressemble à un livre. Le mot d’ordre de ce magazine est le même que le site « la recherche pour se faire une idée »  Ces mots de Loïc le Gac reflète parfaitement l’état d’esprit de ce projet. Les idées ne manquent pas comme le montre cette citation du directeur de la publication :« En voyant l’ensemble des thèmes que nous traitions, nous nous sommes dits que nous avions de quoi faire un magazine que l’on n’a pas encore vu », raconte Loïc Le Gac.

Ce media se veut différent des autres publications scientifiques. Pour répondre aux questionnements de ses lecteurs ils voient ce qu’en dit actuellement la recherche. Cette mise en perspective place le lecteur au centre de la réflexion. Ainsi, ce magazine souhaite transmettre l’idée que les chercheurs ne sont pas déconnectés du monde réel. Cette expérience vise à rapprocher le public d’un milieu qu’il ne connaît pas et qui lui paraît parfois hermétique. Cette formule mélange des articles de trois ou quatre feuillets et des dossiers de dix à quinze pages. Cette pluralité de formats indique à la fois une volonté de vulgariser les s thématiques qu’elle traite en y apportant un certain nombre de connaissances et de savoirs. Ce savant équilibre apporte une certaine harmonie au contenu.

` Cette publication est complémentaire de la version web. Dans ces deux cas les sujets demandent un certain niveau d’expertise. La différence entre le print et le numérique c’est le temps. La Toile impose un rythme, les articles sont de qualité mais sont généralement concis. Au contraire la version imprimée publiée chaque trimestre joue sur une temporalité différente. Elle s’apparente au slow journalism. Elle valorise l’investigation et détaille tout en actualisant les points de la recherche contemporaine.

Jessica Staffe